Swiss Beatles Fan Club

16 août 2017


Les fans commémorent les 40 ans de la disparition d'Elvis Presley


Il a beau être mort le 16 août 1977 d'une crise d'arythmie, Elvis Presley surnommé « The King », figure emblématique de la musique, continue de dominer la culture populaire américaine, grâce à ses ventes de disques et une popularité toujours intacte. Elvis Aaron Presley, né le 8 janvier 1935 à Tupelo dans l'État du Mississippi est un pionnier du rock 'n' roll, une véritable révolution culturelle découlera de sa venue : Transgression du clivage noir / blanc, mode vestimentaire et coiffure, mouvement musical nouveau, libération sexuelle, industrie musicale bouleversée, etc.. Avec plus d'un milliard d'albums écoulés, Elvis est considéré comme l'artiste ayant le plus vendu de disques de l'histoire de la musique. Il a obtenu durant sa carrière 90 disques d'or, 52 de platine, 25 de multiplatine, ainsi qu'un de diamant pour le Elvis' Christmas Album sorti en 1957 et vendu dans le monde à plus de dix millions d'exemplaires. Lors de sa disparition, sa fortune personnelle représentait 150 millions de dollars américains. En 2016, le magazine Forbes l'a classé 4e au classement des célébrités mortes produisant le plus de revenus, avec un million d'albums écoulés cette année-là pour 27 millions de dollars rapportés.

« Dites le prénom Elvis à Pékin, au Nicaragua, en Estonie ou aux Fidji, tout le monde le connaîtra, quelles que soient leur langue ou leur culture », assure Ted Harrison, auteur de deux livres sur le chanteur. Sa voix unique et son style particulier, mélange de rhythm and blues, de country, de gospel et de blues, lui ont permis de franchir les barrières ethniques et sociales de l'époque. Ses célèbres mouvements de bassin lui vaudront le surnom de « Elvis the Pelvis », lui qui est devenu un objet de fantasme pour de nombreuses femmes grâce à son charisme et son sex-appeal. Son apport au monde de la musique a été tel que les plus grands, des Beatles aux Rolling Stones, ont été inspirés par ses chansons. John Lennon n'a-t-il pas dit : « Rien ne me touchait vraiment avant que j'entende Elvis. S'il n'y avait pas eu Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles » et d'ajouter que selon lui c'était « la plus grande voix d'Amérique. » Paul McCartney de son côté a confessé : « Chaque fois que je me sens déprimé j'écoute un disque d'Elvis et je me sens super bien. » Le groupe de Liverpool sera même reçu chez Elvis pour une rencontre historique, le 27 août 1965, dans sa résidence de Bel Air à Los Angeles. Beaucoup d'artiste auraient quelque chose à dire à propos du King, les plus célèbres comme Mick Jagger ont dit : « C'était un artiste unique, un orignal parmi une foule d'imitateur. » D'autres comme Bob Dylan : « L'entendre pour la première fois était comme sortir de prison ». Ses tubes comme Heartbreak Hotel, Hound Dog, Jailhouse Rock et Are You Lonesome Tonight, édités et réédités à tour de bras, ont traversé les époques.

Plus de 20 millions de touristes ont visité Graceland, sa maison mythique, ouverte au public en 1982 par son ancienne femme Priscilla, la mère de sa fille Lisa Marie. La demeure achetée en 1957 est située au 3764 Elvis Presley Boulevard à Memphis dans le Tennessee. Les fans les plus dévoués, souvent en larmes, se pressent pour déposer des fleurs et lui rendre hommage devant sa tombe à Graceland, où Elvis repose à côté de ses parents, Gladys et Vernon, et de sa grand-mère Minnie Mae. Environ 600 000 personnes y viennent chaque année, ce qui permet à la ville de Memphis de gagner quelque 150 millions de dollars. Et cela ne devrait pas s'arrêter : en mars un complexe hôtelier géant de 160 000 mètres carrés, ayant coûté 150 millions de dollars, a vu le jour. « Pour notre génération, sa musique nous transcende, il n'y a rien de mieux que " Hound Dog ", raconte Stephanie Harris, une vendeuse d'assurances venue spécialement du Michigan. Valises, décorations de Noël... Dans le centre de Memphis, tout peut s'acheter à l'effigie du King, dont les posters en taille réelle vous accueillent à l'entrée des magasins ou des bars qui jouent sa musique. « C'est la star de toutes les stars », assure Lisa Bseiso, fondatrice du fan club officiel d'Elvis Presley au Qatar, son pays d'origine. « C'est pour ça qu'il reste un phénomène, quarante ans après sa mort. Il est toujours aussi puissant, et aimant ».
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Elvis Presley, « Something» (The Beatles), Hawaï (États-Unis), 14 janvier 1973.

15 août 2017


Paul McCartney : sa tournée, ses rituels et la poésie du rap


Deuxième et dernière partie de l'interview de Paul McCartney par Kory Grow,
pour le magazine « Rolling Stone ».


Qu’est-ce que vous faites pour vous détendre en tournée ?

Si c’est un jour de concert, on se lève, on prend un petit-déjeuner et on va à la salle de sport. Si on a le temps, on va faire une balade à vélo, on visite la ville et ses alentours puis on rentre et on se fait faire un massage. Le truc, c’est que je suis conscient en disant ça que je devrais dire : « Yo, mec. Je m’assois. Je joue aux cartes, je bois de la tequila, je fume des joints et je joue de la guitare. Tout l’après-midi. » Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Donc ouais, je fais ça et puis je me fais faire un massage, je mange quelque chose, je me lave et je vais au concert. C’est assez ennuyeux, vraiment. Ce n’est pas un comportement légendaire du rock & roll, mais ça me va aujourd’hui. J’aime ça. Je ne le ferais pas si je n’aimais pas le faire et ça me permet de jouer pendant trois heures. Ce qui est drôle, c’est l’énergie du public. Vous pouvez vraiment être dynamisé au lieu de vous fatiguer. À mesure que vous avancez, vous ressentez de plus en plus d’énergie. Ça me surprend. Les filles dans le public disent : « Il ne boit même pas ! » Vous imaginez les Beatles qui s’arrêtent « Excusez-moi, deux secondes les gars » et glou glou glou ? On ne le faisait pas, je n’ai pas été élevé à l’école de « l’hydratation ». Je bois avant et après le concert mais une fois que je monte sur scène, je n’ai pas besoin de boire.

Si ça fonctionne pour vous, c’est génial.

Mon ingénieur du son me dit : « Bois plus d’eau, mec. Bois plus d’eau », mais je n’ai pas le temps.

J’imagine aussi que vous faites plus de sport que quand vous étiez avec les Beatles.

Ouais. Les exercices sportifs sont probablement la chose la plus importante à faire sur la route. Bien manger aussi. Il y a des gens qui s’exercent 10 fois plus que moi mais j’en fais juste assez. Je fais ce que j’aime et ça me permet de rester en forme. Quand j’étais enfant, je détestais les exercices physiques. Je me disais : « Oh, c’est tellement ennuyeux. » Avec les Beatles, on ne faisait pas ça. On était jeunes, on n’avait pas à penser à ça. Ça ne faisait pas partie de notre répertoire. Aujourd’hui, ça l’est. Beaucoup de personnes qui n’allaient pas à la salle de sport y vont aujourd’hui et aiment y aller. Vous vous sentez bien quand vous réalisez des choses que vous pensiez impossibles.

On dirait que vous changez de setlist fréquemment. Qu’est-ce que vous avez aimé jouer en concert ces derniers temps ?

On joue Hard Day’s Night qu’on n’avait jamais jouée avant cette tournée. Cet accord d’ouverture est toujours un enchantement. J’aime bien la jouer. J’aime interpréter Temporary Secretary parce que c’est un défi et qu’elle a un bon battement électronique. C’est cool. J’aime bien jouer Band on the Run, Live and Let Die et 1985 de l’époque des Wings. J’aime interpréter la ballade que j’ai écrite pour [ma femme] Nancy, My Valentine. J’aime aussi jouer For the Benefit of Mr. Kite. Avec Mr. Kite, le truc c’est que c’est une chanson stimulante parce que la ligne de basse va là où la voix ne va pas. C’est comme si vous deviez vous séparer en deux et envoyer une moitié chanter et l’autre jouer de la basse. C’est assez difficile à faire.

J’ai lu que John Lennon a écrit ces paroles en s’inspirant d’une affiche. Qu’est-ce que vous en pensiez lorsque vous les avez lues pour la première fois ?

Eh bien, ce qui est génial c’est que tout le monde dit : « John Lennon a écrit les paroles...  » John et moi avons écrit les paroles. Je suis allé chez John, et je n’ai pas l’impression d’être paranoïaque en défendant mon bout de gras, mais la vérité c’est qu’on s’est assis et on s’est dit : « Okay, qu’est-ce qu’on va écrire ? » Il m’a répondu : « Tu as vu cette affiche ? » On a donc tiré une grande partie des paroles de cette affiche mais on l’a fait ensemble. C’est pour ça que je la joue en live, parce que même si John était le chanteur principal sur cette chanson, j’aime le morceau et j’ai l’impression que parce que je l’ai écrit avec lui et que j’ai été dans la pièce où ça s’est passé, c’est une bonne chanson à jouer. Mais ouais, on a été inspirés par cette vieille affiche de cirque.

Maintenant que le fantastique coffret « Sgt. Pepper » est sorti, est-ce que vous allez interpréter plus de chansons de cet album en concert ?

Eh bien, on en fait quelques unes. On interprète la chanson Sgt. Pepper. Je déteste dire ça mais il n’y a que trois surprises dans les concerts et je suis en train de les révéler. J’essaye de faire en sorte que les gens se disent: « Oh, je ne savais pas qu’ils allaient jouer celle-là. » Donc ouais, il y en a une ou deux, mais aujourd’hui, avec Internet, on ne peut pas avoir de surprise après le premier concert. Il y en a quelques unes.

Quels sont les meilleurs concerts d’autres artistes que vous avez vus récemment ?

Ce n’est pas récent mais j’ai vu Jay-Z et Kanye. J’ai vu le dernier concert de U2 [Innocence + Experience] que j’ai aimé. J’ai aussi aimé James Taylor. C’est très émouvant pour moi parce qu’on a une histoire ensemble. On a fait son premier album ensemble, alors c’est comme si je voyais un vieil ami. J’ai vu pas mal de monde mais quand on va quelque part comme aux Grammys cette année, on voit pas mal de gens.

Qu’est-ce qui vous a impressionné chez Jay-Z et Kanye ?

C’est drôle. Beaucoup de personnes écoutent du rap et se disent : « Ah ouais, c’est beaucoup de grossièretés et beaucoup de jurons », mais en fait, c’est beaucoup de poésie. J’étais impressionné. Je pense qu’en assistant à un concert entier, vous avez une meilleure idée de ce qu’ils font. J’ai aimé le concert. C’est de la poésie urbaine. Quand vous assistez à un concert, vous avez un peu de temps pour considérer les chansons, les sujets qu’elles traitent et leur signification. Les jeunes en concert, ils savent déjà. Ils savent tous exactement ce qui se passe. Ils connaissent toutes les paroles. Pour moi, le rap c’est plus que ce que certaines personnes disent. C’est une éducation. J’aime ça.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes musiciens qui débutent ?

Jouer beaucoup. Jouer dans les bars et jouer encore plus. Plus vous jouez et plus vous apprenez. Et ça vaut pour tout ce que vous faites : si vous êtes DJ, pratiquez beaucoup. Si vous jouez de la guitare, jouez-en beaucoup. Si vous êtes dans un groupe, jouez beaucoup. C’est comme ça qu’on apprend. C’est comme ça que vous apprenez à être bon, que vous apprenez qui vous êtes et que vous vous améliorez. Avec un peu de chance.
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14 août 2017


Paul McCartney : sa tournée, ses rituels et la poésie du rap


En moyenne, un concert de Paul McCartney en 2017 dure près de trois heures et comprend environ 37 chansons qui couvrent six décennies de musique qu’il a écrite et jouée avec les Quarrymen, les Beatles, les Wings ou en solo. Mais cela n’impressionne pas l’artiste de 75 ans aussi endurant qu’un homme deux fois plus jeune. « Je fais ça depuis longtemps et mon corps y est habitué », déclare-t-il en riant. McCartney était d’une humeur affable lorsqu’il a appelé Rolling Stone tout en conduisant sur les routes d’Angleterre en mai dernier. « Bonjour, c’est Paul. … Paul McCartney. Vous attendiez mon appel ? », demande-t-il, nonchalant. Le 7 juillet dernier à Miami, l’auteur-compositeur a débuté la nouvelle partie nord américaine de sa tournée One on One qu’il a commencée l’année dernière. Il explique que ce nom décrit ce qu’il espère accomplir durant la tournée. « La vérité, c’est que quand je suis en concert, j’ai en quelques sortes l’impression de parler à quelqu’un comme moi dans le public. Je m’identifie à ces personnes et quand je joue, j’imagine que c’est moi qui écoute ce groupe, ce gars sur scène. Dans des critiques, les gens ont dit que même si je joue dans un grand stade, c’est très intime avec les écrans qu’on utilise et la façon dont on les utilise. Même si vous êtes dans les gradins du fond, on fait tout pour que ce soit intime. Comme je l’ai dit, c’est moi, en tête à tête avec chaque personne du public ».

À quoi doivent s’attendre les fans pour cette nouvelle tournée ?

Avec un peu de chance, à une joyeuse soirée. C’est tout ce que j’essaye de faire. On monte sur scène, on essaye de passer un bon moment et de faire en sorte que le public passe un bon moment parce que je sais ce que c’est d’être à leur place.

Allez-vous faire quelque chose de différent pour cette partie de la tournée ?

En gros, on fait des concerts de One on One et on change certaines petites choses. C’est une version rafraîchie. Nous n’avons jamais joué [ pendant cette tournée ] dans la plupart des endroits dans lesquels on se produira.

Vous vous êtes toujours décrit comme quelqu’un de compétitif. Êtes-vous compétitif quand vous êtes en tournée en essayant de donner le meilleur concert possible ?

Je pense que n’importe qui, lorsqu’il fait un boulot, essaye de faire de son mieux. Donc ouais, j’imagine que je suis compétitif. Pas d’une façon délirante : si quelqu’un fait mieux que nous, je ne rentre pas chez moi en pleurant. C’est juste quelque chose de naturel. Avec les Beatles, on a toujours essayé d’être le meilleur groupe de Liverpool. On a ensuite essayé d’être le meilleur groupe d’Angleterre puis le meilleur groupe au monde. C’est un réflexe. Mais je pense que ce à quoi vous devez vraiment penser, c’est à ce qui se passerait si vous n’étiez pas dans cette optique. Vous feriez du travail bâclé. Vous vous diriez : « Est-ce que c’est important ? Je vais faire deux-trois trucs ce soir et personne ne s’en rendra compte. » J’imagine que ça fait de moi une personne qui a l’esprit de compétition.

Est-ce que c’est difficile de s’approprier l’espace tous les soirs ?

Pas vraiment. On se prépare et on fait une balance audio avant le concert donc on s’approprie l’espace. Mais une fois qu’on est devant le public, on y est vraiment. On est dans la zone et même si vous trouvez ça difficile, c’est facile. Il n’y a nulle part d’autre où aller. Vous êtes là et vous n’avez qu’à… donner le meilleur de vous-même. Donc non, ce n’est pas trop dur.

Vous interprétez près de 40 chansons chaque soir et vos concerts durent en moyenne trois heures. Quel est le secret pour avoir autant d’énergie ?

Je pense que c’est la même réponse. Une fois que vous êtes devant un public… vous êtes rechargé. Ça recharge vos batteries, c’est génial. C’est différent tous les soirs et on joue quelques chansons différentes tous les soirs. On essaye toujours de bien faire les choses et de s’amuser. On en parle après : « On a presque réussi, il n’y a que deux-trois choses qu’on fera mieux la prochaine fois. » Les gens se disent : « Je ne vois pas de quoi vous parlez. » Personne d’autre ne remarque les erreurs qu’on voit. Vous essayez à nouveau, vous êtes enthousiaste et l’énergie continue de circuler.

Votre groupe solo actuel existe depuis plus longtemps que les Beatles ou les Wings. Qu’est-ce qui fait que ce groupe fonctionne depuis si longtemps ?

Je sais, c’est fou. On n’y pense pas trop, mais ouais. On sait juste comment jouer ensemble, on aime jouer ensemble et le public semble aimer aussi. Il ne semble donc pas y avoir de raison pour ne pas continuer. C’est ça le truc. « Prendre sa retraite de quoi ? », a déclaré Willie Nelson. « C’est ce qu’on fait », a affirmé Ringo. Ce groupe est vraiment simple. Ses membres jouent très bien. On essaye tous et on veut juste que ça soit génial. Je pense que c’est ça qui fait que le groupe fonctionne depuis si longtemps. On ne se dispute pas, ça aide. On se querelle un peu parfois, « Oh, j’aurais aimé ne pas faire ça » ou « S‘il te plaît, ne fait pas ça demain », mais c’est tout.

À part les balances audio, quel est votre rituel avant de monter sur scène ?

Je pense qu’on en a tous. J’ai une routine pour me préparer. Si je suis au Japon ou en Europe, on m’appelle une heure avant le concert et j’ai une session de 20-30 minutes avec un traducteur pour essayer d’apprendre des phrases locales pour pouvoir interagir un peu plus avec le public. Après, je fais des échauffements. Je fais certaines petites choses qui sont devenues des rituels. Ce n’étaient que des choses à faire pour essayer de préparer un concert mais c’est devenu une sorte de routine. Une fois que j’ai fini, je vais voir les membres du groupe et on a des habitudes avant-concert.

Qu’est-ce que vous faites avec eux ?

On vérifie certaines choses. On teste nos accords. On chante ensemble et juste avant de monter sur scène, on se rassemble et on se transmet nos bonnes ondes pour le concert. Là on est prêts et on monte sur scène.

À part les instruments de musique, qu’est-ce que vous amenez avec vous sur la route ?

J’amène toujours beaucoup de choses dont je n’ai pas besoin. J’ai toujours un sac avec des trucs dont je ne vais jamais me servir, mais si je ne les prends pas, il va y avoir quelque chose, une démo que je veux jouer à quelqu’un, un script que je veux lire ou une lettre à laquelle je veux répondre. Du coup je prends tout. J’ai un sac et pas grand chose d’autre. Parfois on a des amis, nos femmes ou des membres de nos familles avec nous, ce qui est bien, mais à part des amis, des membres de ma famille et un sac, je n’ai rien.

C’est bien d’être minimaliste.

Qu’est-ce qu’on a besoin de plus que d’amis, de membres de notre famille et d’un sac ? [Rires]
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Première partie de l'interview de Paul McCartney par Kory Grow,
pour le magazine « Rolling Stone ».


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